
je sors du divan. Ca a été épique. Pas sur l'instant, juste après, une vanne s'est ouverte, impossible de mettre le pied dans le métro. Rien de bien grave, ça n'allait pas mal, bien au contraire, la prise de conscience a été rapide.
Je traîne ce machin comme un vieux bracelet défraîchis depuis un peu plus d'un mois. Même s'il ne voulait plus rien dire je n'ai jamais voulu le couper, pas même quand il me cisaillait le poignet. J'en ai déjà coupé par le passé, ça n'a jamais été la bonne solution, renier l'existence d'un sentiment ne le fait pas disparaître au contraire ça revient de plus belle. Celui ci, je me suis autorisée à le laisser casser tout seul, une expérience comme une autre. J'ai bien essayé d'en mettre un neuf mais le vieux gâchait tout alors je me suis résolue a juste essayer différentes couleurs, aussitôt mis aussitôt reposés. Il est fade mais je le garde.
Il n'est pas facile a supporter tous les jours, parfois je l'aime, parfois je l'oublie simplement. Parfois il me fait faire des conneries qui me font rire ou qui me font mal ça dépend, et parfois je le sens juste à sa place.
Je n'ai jamais assumé aussi bien un truc comme ça, d'ailleurs si on m'avait dit un jour que j'aurais été capable de faire quelque chose comme ça je pense que j'aurais beaucoup ri. Je me sens humaine et en vie, je n'ai jamais rien attendu de ce résidu de lien, je sais qu'il cassera tôt ou tard et que je ne saurai même pas où, en attendant il m'appartient et bien qu'il soit une immense faiblesse il est aussi ma plus grande force.
Après ça n'enlève pas que.. Par rapport a certaines choses dont je ne me sens pas de parler, ça me fait drôle. Moi, j'ai fait ça. Ok, qu'on me laisse deux secondes que j'hallucine encore un peu, ça me fait du bien.
Donc la prochaine fois on est d'accord, je prends la voiture.