Cauchemar sur cauchemar
J’ai dormi quelques trois heures cette nuit, même pas. Pour couronner cette facheuse affaire, mon inconscient a eu l’idée génial de décharger tout un tas de trucs, de ce fait je me suis réveillée deux fois en train d’étouffer, c’était formidable. Babar est revenu à la charge, mais cette fois, je lui ai mis un platane dans le cul, comprenne qui pourra.
En fait je passe ma vie à être en colère ou bien à étouffer pour diverses raisons, parfois même j’étouffe parce que je suis en colère aussi, c’est mignon. Un jour je trouverai après quoi je me mets régulièrement en pétard, et j’irai lui péter la gueule au lieu de sodomiser Babar.
Je me plaignais de ne plus rêver, ou de ne plus me souvenir de mes rêves, et bien si c’est pour faire des rêves comme ça, je préfère vraiment ne me souvenir de rien, vraiment.
La matinée s’est mollement voire très mollement passée au boulot puisque c’était mort de chez mort, puis surtout mon boss m’a surprise en train de piquer du nez derrière mon PC, ce qui fut un grand moment. Bon, d’un autre côté, je préfère être surprise à m’endormir que de prouter (j’adore ce mot, un peu comme vulve sa sonorité est ridiculement marrante) violemment en sortant du bureau, et on ne rentrera pas dans les détails. Car c’est bien connu, une personne pète, et tout bascule. Néanmoins, la vie était belle et tout se passait bien même si je m’endormais, et finalement, je suis sortie beaucoup plus tôt ce qui mit un terme à mes somnolences. En rentrant une tuile s’est incrustée là, cette fois, une vraie, une belle tuile, celle qui normalement dans le monde normal, n’arrive qu’aux autres. Si c’était un cauchemar, j’aurais préféré me réveiller, même si c’était pour reprendre mon souffle, sauf que pas. C’est juste que mon week-end est tombé à l’eau et qu’accessoirement, une mycose s’est jointe à la petite sauterie des mauvaises nouvelles. En rentrant de la banque je m’arrête pour prendre de quoi me soulager, mais elle est fermée jusqu’à je ne sais quand. La flemme d’aller dans une autre. Fatigue. Tant pis. Je rentre en trainant des pieds.
Voilà. La journée est finie, étant d’une nature optimiste il ne peut rien m’arriver de pire, alors vivement demain car ce sera forcément mieux. En attendant si vous avez un ovule qui traine, je ne suis pas loin.
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