
Interviewée par Agnès Giard
C'était l'an dernier, peut-être même un peu plus. Nous avons été plusieurs camgirls à répondre aux questions d'Agnès Giard, et comme je viens de tomber par harsard sur l'article, je vous laisse le découvrir sur le très bon site Second Sexe :).

Hormones et administration
Depuis le temps on n'y croyait plus, mais pourtant, la première vidéo FootFetish du Cabaret est terminée... Mais pas en ligne, je ne vais pas la lacher toute seule dans la nature la pauvre alors va falloir patienter un petit peu. Alors en attendant, un bref aperçu...
La dictature du chiffre
Quand j’allume la télévision, je ne regarde que des conneries, le reste, ça me déprime, même le JT aussi court soit-il me donne la nausée. Reste encore les documentaires en tous genres, mais rien qui ne concerne l’Homme directement.
Quand je lis la presse, je ne lis que les conneries, science&vie, le canard, parfois Libé mais depuis pas mal de temps c’est devenu un peu trop de gauche, puis beaucoup plus souvent le Times.
Quand je me pointe à la librairie, j’y passe trois plombes. J’ai horreur qu’on me conseille en me dirigeant sur les sorties de la semaine, je n’ai rien à foutre de la vie de Sarko, encore moins de la vie de son ex femme, et la plupart (pour ne pas dire tous) des autres livres ont des résumés qui me font bailler. Ce bon vieux rayon sci-fi est fabuleux, plein de perles encore jamais lues, bref, de quoi y passer un bon après-midi et repartir les bras pleins de trésors.
Je lorgne toujours d’une moue boudeuse les nouveaux films à l’affiche dans ma voiture en bloquant l’allée (oui j’suis sympa comme personne pi j’me crois pas seule au monde c’est ça qu’est bien) et bien souvent, je ne vais rien voir parce que rien ne me grise et que si je tente quand-même le coup je vais m’endormir grassement après le générique du début, comme je sais si bien le faire.
Et vue d’ici, on pourrait dire que je suis quelqu’un qui chie sur la culture, et d’inculte par extension, d’ailleurs je me le laisserais bien dire si c’était vrai, le truc, c’est que je ne vais tout simplement pas voir un film parce qu’il vient de sortir, je ne lis pas un livre parce que Télérama a dit qu’il est fantastique, je ne suis pas curieuse de choses qui ne m’intéressent pas parce que ça fait bien. Je m’intéresse, je sais ou trouver les informations nécessaires pour combler mon interet, et je fais. En gros, je décide. D’ailleurs Iron Man est pourri, mais on est d’accord, ça n’a rien à voir.
Ce qui me dérange, c’est la masse affable qui s’entasse sur quelque chose et qui s’en retrouve limite aliénée, mais attention, je ne parle pas des boulimiques de livres ou de ciné, mais bien des gens qui avancent comme des moutons sans réel but.
On ouvre un magazine, on se retrouve avec Machine en photo qui est retouchée de partout, alors oui, sur papier c’est très joli, ça fait très objet c’est d’ailleurs fait exprès, la femme parfaite illustre le produit parfait pour des gens parfaits comme nous… Sauf qu’on sait bien que c’est loin d’être le cas, que même la demoiselle sur la photo à sa couche de gras derrière le cuissot comme la plupart d’entres-nous (ce qui me fait penser, pour répondre à la question de Mr Piaf, mes cuisses ne sont pas retouchée sur la photo, cependant je me suis permise de virer ma tache de naissance que j’ai sous la fesse, voilà c’est dit), mais ça n’empêchera pas les plus fragiles d’entamer des régimes draconiens pour se transformer en os et de n’avoir plus l’air de grand-chose dans sa nouvelle peau de Somalienne cocaïnée.
Après nous avons la presse du bien-être, avec du comment on doit élever ses gosses, comment on peut faire face à ses TOC, comment bien décorer son salon pour attirer les bonnes ondes, comment anéantir un patron qui nous harcèle sexuellement puisque la justice française est quasi incompétente et que c’est invariablement de votre faute si on vous harcèle (même si on vous viole d’ailleurs, vous êtes prévenues alors arrêtez d'être des femmes s'il vous plait)… Bref, des trucs chiants, et pour le coup, ultra over formatants à couvert des photographies chatoyantes illustrants des femmes épanouies, des bébés heureux et des maris burnes vides.
Et comme les photos ne suffisaient pas, on y met des statistiques pour creuser un peu plus le faussé entre la "perfection" et le commun des mortels.
A ce niveau les chiffres concernant la sexualité qu’on nous enfourne profondément sont assez éloquents.
Pour prendre un exemple, la moyenne du nombre de rapports sexuels en France est de 2 par semaine, mais dans les petits esprits avides de conditionnement, ça voudra dire que, la personne lambda qui baise deux fois sur sept jours se trouvera ravie d’elle-même sans chercher à en faire plus ou en faire moins: "je suis dans la moyenne". Dans la catégorie des personnes qui font ça plus de deux fois par semaine, nous aurons des hommes heureux et des femmes qui, si elles ont le malheur de se poser trop de questions irons consulter pour cause de nymphomanie (c’est à la mode…). Et dans le dernier cas, pour ceux qui voient péter le loup sur la pierre de bois moins de deux fois, il y aura des hommes cons et frustrés qui tanneront leur conjointe pour en avoir plus, et ces dernière finiront bloquées, écrasées par un chiffre.
Des exemples, il y en a des tonnes, mais ma base de données ne dispose malheureusement pas d’une capacité assez large pour les citer tous ici. Quand bien même, c’est le genre de chiffre qui frappe involontairement l’inconscient des personnes qui ne cherchent rien de plus que ce qui est déjà donné et c’est ça que je blâme.
Tout est chiffré. L’évolution des enfants, la consommation, il y a des moyennes dans tous les sens, des statistiques et maintenant on en arrive à vouloir ritualiser la sexualité de la masse. L'Homme doute t'il à ce point de lui même pour avoir besoin de se rassurer avec des chiffres?
A mon sens, et psychologiquement parlant, ritualiser n’importe quel fait engageant un rapport affectif, quel qu’il soit, et vous tuer toute envie ou motivation de continuer chez les personnes concernées. Inutile de dire que c’est grave, toute notre vie est basée sur les rapports affectifs.
Entre 6 et 18 ans (voir plus), on courre déjà après la moyenne dans les écoles, je crois que passer un certain âge ce serait sympa de se laisser un peu vivre sans se poser de questions dont les réponses n’apportent que des tracas optionnels. Les chiffres ne prennent pas en compte l’individualité.
Il y a des couples très heureux qui ne s’encanaillent que trois fois par mois, d’autres qui ne s’entendent pas réellement et qui comblent un vide en s’emboitant deux fois par jour et vice versa. Des bébés qui marchent à 1 ans et d’autres qui ne se mettront debout qu’à 1 ans et demi, ça change quoi ? Nous sommes tous différents et nous avons tous l’aptitude de réguler nos besoins et nos envies, y a vraiment pas de quoi se prendre la gueule avec ça.
Bref… A part ça et ça n’a rien à voir, je remercie toutes les personnes qui ont bien voulu me confier leurs rêves comme je l’avais demandé dans le Cabaret. J’ai reçu pas mal de messages dont le contenu était vraiment intéressant, j’ai déjà répondu à quelques uns, je fais mon possible pour répondre rapidement aux autres, mais dans tous les cas c’est vraiment chouette de votre part de me faire confiance et ça me touche beaucoup :).

Le détail qui tchue
Y a des jours comme ça, vous ne savez pas quoi foutre de vos dix doigts alors vous vous dites que ce serait sympa d’aller chercher la reine mère au boulot… Oui, comme ça, manière d’avoir un truc à faire.
Alors à l’heure dite vous partez, montez dans la voiture, comme il fait chaud vous virez cette atroce capote noir pour avoir un peu d’air non conditionné et puis parce qu’il faut bien le dire, un bruit de Porsche sur un fond de Bernard Minet ça vous donne tout un style. Vous pouvez essayer Lorie mais ça rend moins, gardez là plutôt pour les feux rouges pour vous dandiner niaisement en faisant des gestes ridicules avec vos bras, quoi ? Mais qui parle de tecktonik ?
Bref…
Il fait beau, il fait chaud, les gens sont toujours aussi cons, vous avez les cheveux au vent, des lunettes Dior clinquantes, un nouveau sac Chanel collection été 2008 flambant neuf coincé derrière votre siège, une connasse en Yaris qui fait chier à se trainer devant (d’ailleurs, elles le font toujours exprès j’vous jure) vous avez troquez Bernard Minet contre les Village People (très stylé, ce sera très tendance cette année à St Trop et Ibiza) et bientôt, vous arriverez à bon port en train de vous époumoner sur du Gilbert Montagné, ce qui tombe merveilleusement bien finalement parce que vous avez presque les mêmes lunettes.
Bref…
Le truc maintenant, c’est de se garer, et au travail de la Reine Mère, il faut savoir se démerder au milieu des trous du cul qui ne savent pas conduire, en d’autres termes, arrêter de chanter à tue tête, et baisser la musique sinon personne n’entendra rien quand vous hurlerez sur cette petite salope de connard qui vous a coupé la prio. L’enflure. Non mais c’est vrai, admettez le, déjà gueuler sur quelqu’un c’est pas très glamour, mais si en plus il comprend pas ce que vous dites, c’est un peu le coup pour rien, et quitte à avoir l’air con, autant que ça serve à quelque chose.
Bien…
Cinquante coups de klaxonne, sept coups de gueule trois clopes un pétard et dix minutes plus tard, vous êtes sur cette merveilleuse place (ok c’est un arrêt de bus, mais grâce à cette magnifique Porsche de pauvre, tout le monde va croire que vous êtes la fille d’untel et même si c’est dégradant, au moins, on viendra pas vous emmerder), en plein soleil, il fait foutrement chaud, vous suez votre arrière train sur le cuir, vous ne pouvez pas bouger sinon vous vous brûlez au troisième degré, vous ne pouvez pas remettre la capote parce que ça ne servirait à rien et la Reine Mère n’arrive pas.
Vous sortez donc, poisseuse mais digne, de votre véhicule, lorgnant du coin de l’œil l’arrivée de votre génitrice et lorgnée par… Tout le monde dans un rayon de 30 mètres. Du coup en allumant votre cigarette vous admettez que monter sur le capot pour montrer votre cul créerait l’événement mais finalement, se foutre de la gueule des trentenaires qui passent en Clio 2 c’est pas mal non plus. Maintenant vous riez seule des ptits mecs à côté qui bombent le torse en attendant le bus, vous vous moquez de cette pète-froide qui vous regarde de travers depuis 10 minutes alors qu’elle ferait mieux de sortir sa jupe de sa culotte et vous finissez par adresser un salut royal de la main à ce truc qui passe pour la troisième fois devant vous dans sa Mégane cabriolet tout en pensant que, définitivement, le vert caca d’oie métallisé, c’est moche.
Et puis sur le retour, non seulement vous trouvez les gens encore plus cons qu’à aller, mais en plus vous êtes obligée d'écouter votre mère. Ca vous apprendra à être gentille...
Post Girly du mois: Electroliss
L’épilation, c’est sympa, mais si vous n’avez pas commencé avant la puberté vous pouvez toujours courir pour voir disparaitre définitivement vos poils.
Alors il y a bien le laser qu’est pas mal, mais c’est foutrement cher et ça repousse quand-même, et puis il y a l’electrolyse qui n’est pas tout à fait le même principe mais qui revient au même.
Il y a quelques temps, j’étais en train de fureter aux rayons épilateurs à Darty pour trouver donc, un épilateur parce que c’est bien connu, emmener son esthéticienne en vacances c’est pas terrible (je l’adore elle est vraiment sympa mais tout de même), quand je suis tombée sur L'electroliss qui définitivement répondait à mes attentes même si ce n’est pas un épilateur. Pas besoin de prendre rendez-vous et pas besoin de perdre du temps en attendant que ça se termine puisque c’est portable, après, est-ce que ça marche, c’est une autre histoire, mais après tout, qui ne tente rien n’a rien et si ça marche pas, je le revendrai sur Ebay.
L’utilisation du machin m’a paru quelques peu délicate la première fois parce qu’entre les patchs, les fils et une notice super mal fichue qui n’explique rien forcément c’est pas évident.
Alors toute contente frétillante même, patchée solidement à la jambe droite et motivée, je mets environ 5 minutes à trouver comment lancer le programme, et ceci fait, ce qui devait arriver arriva, je m’électrocute vieillement la guibole ! J’avais pensé à tout, sauf à mettre le variateur d’intensité au plus bas. Observez donc le pathétique et risible tableau de la jeune sotte qui s’électrocute dans son salon… Ca commence bien.
Ce détail à part, ça marche (pas sur les brunes) vraiment bien, j’ai même eu les premiers résultats dès la première utilisation, donc si vous avez 100€ de trop ça vaut le coup, pour ma part j’attends toujours que ça repousse et ça fait un moment que je guette lol.

Les cours de design AudiaXNet
Y a rien à faire, j'admire les gens avec une réelle capacité créactive
